6 attitudes pour progresser malgré l’incertitude

6 attitudes pour progresser malgré l’incertitude

6 attitudes pour progresser malgré l’incertitude

Tiraillés entre l’envie d’agir et la prudence, les dirigeants sont depuis plus de deux ans maintenant, exposés à une nouvelle « forme de normalité » qui est l’incertitude. Comment dès lors peuvent-ils surmonter leurs freins et réticences à regarder vers l’avenir ? Dans un monde qui demande sans cesse de rebondir vite, tout en gérant l’imprévisible, quelles attitudes peuvent vous aider à préparer le retour à la croissance ?

incertitude

1. S’ouvrir sur l’extérieur

Face à l’incertitude qui se prolonge, personne n’a envie de faire de mauvais paris de gestion, même en étant conscient que l’avenir se prépare aujourd’hui et qu’il faut entre-autre travailler maintenant sur la sortie de crise. Dès lors, comment développer ses activités et son organisation dans un climat d’incertitudes ? La première réponse réside peut-être dans un changement de perspective et de mentalité en interne, de sorte que votre équipe et votre organisation se tournent vers ce qui permet, à l’extérieur, d’optimiser votre organisation interne. Le succès n’est pas nécessairement déterminé par la manière dont vous gérez en interne aujourd’hui mais la manière dont vous tirez parti de votre organisation actuelle par rapport aux évolution de votre écosystème. Plusieurs réflexions peuvent vous aider.

2. Se préparer à un avenir incertain

L’approche prévision-planification-exécution semble être une anomalie après presque deux années de crise pandémique et post pandémique. Le fait est que les dirigeants ont souvent mis du temps à admettre que leur désir de certitude n’est plus la réalité. La force aujourd’hui réside dans la capacité à se demander quels scénarii, aussi improbables soient-ils, pourraient bouleverser le système de création de valeur actuel de l’équipe ou de l’organisation ? Que pourrait-il se passer à l’avenir qui affecterait les principaux paramètres de développement, de production, de ventes et plus généralement de croissance ? Travailler avec des scénarii est un excellent moyen d’élargir l’horizon mais aussi de façonner un nouveau mode de penser des équipes, notamment pour anticiper des actions possibles. Les actions seront plus souvent à combiner pour faire face à la réalité mais elles ont au moins le mérite d’être à portée de main.

3. Exploiter la puissance des réseaux

Revaloriser ses partenariats courants, créer de nouvelles passerelles avec des activités complémentaires, chercher à s’allier avec des acteurs innovants ou parfois avec d’anciens concurrents, sont autant de stratégies d’ouverture qui permettent d’avancer et de s’adapter rapidement. Ce qui peut aider à cela, c’est en premier lieu un travail de clarification et de transparence sur ce que chaque unité de l’équipe ou de l’organisation peut créer en termes de valeur. Ensuite des équipes de travail mixtes peuvent travailler sur différents scenarii, de manière prospective. Cela les amène à les comparer et voir les évolutions stratégiques que chacun réclamerait, jusqu’à trouver une hypothèse qui s’ajuste à la raison d’être de l’organisation et lui permettant de réaliser de nouveaux rendements.

4. Expérimenter, expérimenter, expérimenter…

S’il est impossible face à l’imprévisible de développer une feuille de route classique, en revanche se rapprocher de la réalité du marché par ajustements successifs est la meilleure des solutions pour comprendre notamment, où réagit le mieux son marché commercialement. L’intérêt des scénarii est aussi de procéder par essais et erreurs pour percevoir rapidement les éléments qui manquent à la réflexion. La force d’un leader n’est pas de jouer aux devinettes mais de tester son marché pour définir les règles stratégiques applicables dans les meilleurs délais. Face à l’imprévisible, l’enjeu du prototypage qui s’applique au design de produits, est tout à fait adéquat pour tout scénario que l’on souhaite appliquer à l’avenir. L’idée est ainsi de partir d’un échantillon pour élaborer la véritable stratégie à suivre. Dans ce cas, des indicateurs de performance clés (KPI) spécifiques aident à définir le succès recherché ou la satisfaction client… Lorsque l’expérience est concluante, il s’agit de définir les nouveaux PKI, les nouvelles règles de gestion et les nouvelles routines à appliquer. Si l’expérience n’est pas concluante, on essaie un autre scénario.

 5. Faire remonter les idées

La base de l’adaptation repose sur la capacité à émettre une information descendante sur la stratégie, les résultats, les PKI et les règles définies pour asseoir la réussite et le succès de l’équipe ou de l’organisation mais aussi, de faire remonter les informations opérationnelles rapidement pour s’adapter. Le principe des organisations en constellation, déjà décrites sur ce blog, concoure plus facilement à cela mais si l’organisation reste classique, donc souvent matricielle voire pyramidale, la capacité à faire remonter l’information deviendra stratégique. L’information descendante doit alors être relayée par des équipes commerciales transversales, des sortes de « commandos pilotes », ayant pour charge de rendre opérationnels les consignes descendantes et de favoriser en sens inverse, la remontée des actions, avis, idées, innovations, etc. Ce processus descendant-ascendant, doit être ininterrompu, quitte à le modéliser au départ jusqu’à ce qu’il devienne une culture d’équipe ou d’entreprise.

6. Favoriser les interactions

Dans une époque où l’on parle beaucoup de la recherche des talents, il semble important de rappeler que s’adapter à l’imprévisible est d’abord une question d’interaction entre les équipes, bien plus qu’une question de recrutement exceptionnels. Certes ces derniers apportent un avantage concurrentiel sur le marché et un prestige évident à la marque employeur, cependant aucune transformation ou évolution d’entreprise ne peut se faire sans les Hommes et cela suppose avant tout qu’ils interagissent entre eux. L’interaction est cruciale parce qu’elle permet de tester et de valider les options de développement du groupe, sans quoi le changement ne peut se faire, parce que l’on voit se développer des attitudes de défiance. D’une façon générale, pour qu’un futur advienne, il ne faut pas seulement des scénarios prospectifs. Il faut suffisamment de personnes impliquées, qui testent et se familiarisent avec ces possibles. Il est essentiel pour cela d’être clair sur les 2 ou 3 objectifs communs et majeurs, que chacun doit poursuivre. Plus d’objectifs rendent les choses illisibles et complexifient la tâche du dirigeant. Mieux vaut fixer les objectifs atteignables et relever sans cesse le niveau de difficulté.

Isabelle Cham Conseil

soutient le développement des dirigeants, des équipes et des organisations à travers la prospective, la mobilisation du leadership, la gestion du changement et la communication d’impact. Retrouvez toute l’information sur le site.

Être leader c’est être un expert de la gestion du changement

Être leader c’est être un expert de la gestion du changement

Être leader c’est être un expert de la gestion du changement

Vendre n’est pas seulement délivrer une solution, c’est aussi apporter au client le changement qu’il désire. Cette évidence s’est d’autant plus affirmée avec l’avènement de l’économie de l’information et du service. Dès lors, être un leader aujourd’hui, c’est être au service du changement souhaité ? d’abord et avant tout, par le client. Cela entraîne au quotidien une série d’actions qui visent à s’adapter sans cesse en interne et à la stratégie de l’entreprise, pour répondre à son marché. Fixer des objectifs difficiles, établir des processus pour les atteindre, mettre en œuvre ces processus et en tirer des enseignements prudents – ces étapes devraient caractériser la vie quotidienne permanente de l’organisation, à tous les niveaux. Les dirigeants, maîtres du changement permanent, doivent considérer celui-ci comme l’essence même de leurs fonctions et non comme un perturbateur. Plus ils résistent à cette idée, plus ils souffrent du décalage qui s’opère entre le marché et l’entreprise, entre les managers et les équipes.

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L’Essence même du management

Le succès des conférenciers et des ouvrages sur la gestion du changement a fait de ce sujet un domaine distinct du management courant, alors qu’il s’inscrit au cœur même de l’exercice du leader en permanence. Chercher à augmenter les ventes ou modifier son business model : c’est de la gestion du changement. Réduire les coûts, s’adapter à l’érosion du marché, à la baisse de la productivité : c’est encore de la gestion du changement. Déménager ou mettre en place le télétravail et le travail hybride : c’est toujours de la gestion du changement. Gérer l’incertitude, faire de la prospective et anticiper les évolutions de son marché : idem. La gestion du changement n’intervient donc pas qu’à titre exceptionnelle, c’est-à-dire au moment d’une fusion ou d’une crise. Elle est au cœur de l’exercice quotidien du management et ce, même en période de stabilité car la stabilité dans les affaires est toute relative.

Le changement ne devrait jamais être un événement

Les marchés évoluent sans cesse et cela nécessite de la part des directions de veiller en permanence au changement sous la forme de réductions ou d’ajustements (temps, coûts…) et sous la forme d’innovations. Le succès de la spécialité gestion du changement tient à la difficulté des entreprises de faire de l’amélioration constante et rapide, un aspect majeur du travail des cadres dirigeants et de toutes les équipes. Cela entraîne une conséquence néfaste : le changement qui s’impose est alors perçu comme un aveu d’échec et engendre des émotions anxiogènes au sein des équipes. Pourtant, dans de très nombreux cas, l’organisation rencontre simplement des évolutions normales, dans un monde des affaires qui se recompose rapidement. Ce qui doit donc changer d’une façon générale, ce sont en fait les mentalités autour des notions de changement et créativité. L’innovation ne peut exister sans ces deux préalables : le marché évolue sans cesse, donc nous devons évoluer au rythme de celui-ci et pour anticiper les demandes, nous devons être en mode innovation à tous les échelons, ce qui suppose entre-autre, de meilleures remontées d’information des opérations.

Comment gérer la transition vers une culture du changement ?

Des experts spécialisés peuvent être utilisés pour l’accompagnement mais la gestion effective des changements doit rester entre les mains des cadres dirigeants et des managers. Leur point de départ devrait être les 2 ou 3 objectifs majeurs pour l’entreprise, dans les 10 années à venir maximum et comment ces objectifs peuvent être ensuite traités, en sous-objectifs mesurables. Ces sous-objectifs doivent être fixés à court terme – trimestriels généralement – parce qu’il s’agit surtout de tester les étapes en cours et de voir en quoi les innovations s’adaptent à la situation du marché et aux objectifs. Cela suppose que les dirigeants avancent aussi avec plusieurs scenarii : « la première bonne idée », s’avère rarement dans les faits, la meilleure. Plusieurs ajustements sont nécessaires et ils doivent se faire rapidement, d’où une gestion du changement rapprochée si l’on peut dire, pour établir des processus adéquates. C’est aussi un moyen efficace pour relever systématiquement d’un cran, l’ambition des équipes. En prenant confiance sur les résultats présents, l’avenir se construit de manière plus concrète dans l’esprit de chaque personne. Le rôle des dirigeants est par conséquent de rendre le futur souhaité aussi concret que possible au présent, pour l’ensemble des équipes. Cela se passe de discours qui visent les étoiles mais demande de gérer l’art de la communication d’influence, la rétroaction (feedback) et de développer une image de leader juste.

Isabelle Cham Conseil

soutient le développement des dirigeants, des équipes et des organisations à travers la prospective, la mobilisation du leadership, la gestion du changement et la communication d’impact. Retrouvez toute l’information sur le site.

Comment gérez vous l’incertitude de vos équipes en tant que leader ?

Comment gérez vous l’incertitude de vos équipes en tant que leader ?

Comment gérez vous l’incertitude de vos équipes ?

Face à la complexité croissante des marchés, qui engendre de plus en plus d’incertitudes* auprès des équipes, vous utilisez une ou plusieurs des compétences suivantes. Qu’en est-il pour vous et comment vous pouvez les développer davantage ?

Gestion de l'incertitude

1.  VOUS DEVELOPPEZ VOTRE DISCERNEMENT

💥Pourquoi ? Vous acceptez d’embrasser la réalité, de vous confronter en incluant votre côté émotionnel et de communiquer la vérité aux équipes, en cherchant les mots justes. Vous reconnaissez et encouragez la mise en évidence des faits, quelle qu’en soit la difficulté. Cela nécessite d’affronter les problèmes, plutôt que de détourner le regard ou d’espérer qu’une forme de pensée magique les fera disparaître. Les équipes ont en général besoin de la vérité pour affronter les défis et d’un leader qui les reconnait en tout premier lieu. Faire face à des faits concrets et aborder la réalité, ne signifie pas admettre l’échec ou être pessimiste mais c’est la première étape indispensable pour trouver des solutions et être créatif, individuellement et collectivement. Pour avoir une solution, il faut comprendre le problème. Cela nécessite souvent de créer un environnement où les équipes se sentent libres de nommer les blocages, les difficultés, les retards, y compris s’il s’agit d’erreurs ou d’échecs. Les leaders qui développent leur discernement, reconnaissent les erreurs. Ils savent qu’ils n’ont pas toutes les réponses. Ils cherchent à évoluer sans cesse et pour cela, ils acceptent aussi la critique. 👉 Si vous avez besoin de progresser ? Apprenez surtout à vous entourer de compétences variées et pluridisciplinaires (pas de personnes qui vous ressemblent ou qui flattent votre ego). Les personnes doivent être meilleures que vous dans leurs spécialités. C’est le seul moyen pour vous aider à obtenir un tableau le plus approchant possible des différentes réalités vécues par les équipes. Vous prendrez de meilleures décisions avec une vision grand angle et en vous connectant à votre intuition.

Gestion de l'incertitude<br />

2. VOUS DEVELOPPEZ VOTRE IMPACT PERSONNEL

💥 Pourquoi ? Dans votre esprit, vous n’êtes pas votre titre ou votre fonction. Dans votre esprit, être un leader et un dirigeant sont deux notions complémentaires mais très différentes. A vos yeux, vous êtes d’abord un leader avant d’être un dirigeant, c’est-à-dire une personne d’influence, qui inspirent vos semblables à suivre des voies parfois complexes pour réussir collectivement. Vous avez conscience que les personnes et les équipes s’intéressent avant tout à ce qui les rend heureuses au travail et fières de leurs réalisations. Elles ne veulent pas un « titre » en face d’elles mais un « Homme », a fortiori lorsqu’elles sont dans l’incertitude. Devant un dirigeant qui n’est pas un véritable leader, les équipes vont se protéger, se refermer sur elles-mêmes et parfois comploter inutilement. 👉 Si vous avez besoin de progresser ? Devenez raisonnablement accessible. Un leader 100% authentique, cela n’existe pas. Il sera toujours dans un rôle. Cependant il gagne aussi la confiance de ses équipes en étant humain, c’est-à-dire en cultivant une forme d’écoute et d’empathie sans que celles-ci soient affectées. Ce que les personnes sentent instinctivement à votre contact, c’est votre intégrité ou pas. Comment être véritablement intègre ? On en revient à « dire la vérité », prendre les décisions, communiquer en toute transparence, afficher de façon lisible les objectifs recherchés et les résultats obtenus. Cela exige d’être clair, ce qui n’empêche pas d’être humain. Voici le problème aujourd’hui. Voici les idées pour le résoudre. Voici notre plan pour y arriver. Voici nos objectifs aujourd’hui et comment mesurer nos résultats. Voici ce que nous pouvons objectivement développer pour y parvenir. Et si vous avez de meilleures idées, débattons-en maintenant. Après nous passons à l’action ensemble et nous ajustons au fur et à mesure de nos résultats. Et bien entendu, il est aussi nécessaire de pratiquer la répétition aussi souvent que nécessaire ! Voici le problème aujourd’hui. Voici les idées pour le résoudre…

Gestion de l'incertitude

3. VOUS VISEZ L’EXCELLENCE

💥Pourquoi ? Le leader que vous êtes a une passion naturelle pour l’excellence – pas uniquement pour les rapports ou les chiffres. vous établissez naturellement pour vous-mêmes, des standards de réussite élevés, que ce soit en matière de qualité, de résultats, de rapports humains, d’objectifs. Vous savez que l’excellence attirent les meilleurs talents autour de vous et les clients en général. Elle permet aussi de dépasser plus facilement les périodes de crise. Bien exploité, ce trait de caractère naturel vous aide à développer des cultures d’entreprise fortes, ayant souvent une portée internationale. Vous êtes certes souvent exigeants sur les détails et vous attendez de votre entourage le même niveau d’attention mais cela élève globalement le niveau d’ambition que les équipes peuvent atteindre. En période d’incertitudes, la recherche d’excellence peut être un excellent catalyseur d’efforts collectifs. 👉 Si vous avez besoin de progresser ? La recherche d’excellence est toujours reliée chez une personne au dessein qui l’anime profondément. Rien d’exaltant ne rejaillit de situations déjà vécues ou de projets à court terme qui ne demandent aucun dépassement personnel. C’est ce qui fait l’intérêt de l’ambition en général, si celle-ci n’est pas l’expression d’un ego démesuré, évidemment. Avoir des projets à long terme, qui sont suffisamment passionnants et difficiles à la fois, sont indispensables pour être dans une dynamique d’excellence. Celle-ci se cultive aussi au contact de personnes elles-mêmes connectées à leurs grands défis personnels ou à leurs valeurs. Choisir son entourage, permet de maintenir plus facilement son goût pour l’excellence.

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4. VOUS BATISSEZ DES HOMMES AUTANT QUE DES ENTREPRISES

💥 Pourquoi ? Certes vous avez des qualités de visionnaire et d’innovation en tant que leader mais vous avez conscience que vous ne réussirez jamais seul, quel que soit votre génie. Vous savez transmettre vos passions et vos ambitions à d’autres leaders, qui vont travailler en s’appuyant sur leurs complémentarités. Vous évitez toutes les tentatives de gain à sommes nulles qui condamnent les plus grandes promesses de réalisation. Une seule personne n’est jamais omnisciente. La réussite et l’abondance proviennent plus surement d’une équipe qui a bien réparti les responsabilités, qui apprend sans cesse, qui grandit et qui repousse les défis ensemble. En période d’incertitude, s’appuyer sur l’énergie collective est un levier puissant pour repousser les angoisses et l’anxiété. 👉 Si vous avez besoin de progresser ? On en revient là encore à savoir s’entourer et éviter en particulier les personnalités qui nous ressemblent trop. C’est ainsi que l’on va pouvoir déléguer à plus expert que soi et construire une compétence collective, en lien avec la raison d’être du groupe. Il existe aussi un autre domaine sur lequel vous pouvez progresser pour faire grandir le facteur humain. Passez maître dans l’Art de la rétroaction, c’est-à-dire sans condamner les erreurs commises par les équipes mais en apprenant à faire changer rapidement les habitudes, les convictions et les processus qui ne fonctionnent plus. Cela demande de savoir combiner autorité et sensibilité. Si vous cherchez à recruter un leader, demandez-lui combien de vocations de leader il a fait éclore et comment ?

Gestion de l'incertitude

5. VOUS SURVEILLEZ VOTRE ETAT D’ESPRIT

💥 Pourquoi ? Vous ne percevez pas votre rôle comme étant seulement celui d’un décideur ou d’un visionnaire : vous êtes aussi en devenir constant et toutes les situations, même inconfortables, sont l’occasion pour vous de progresser et de repousser vos limites. Vous savez que la complexité vous entoure et que votre regard doit sans cesse évoluer. Tout en ayant une autorité naturelle, vous ne blâmez pas les autres pour leur ignorance, tout comme vous ne vous blâmez pas vous-mêmes. Par contre vous partagez avec les autres, quels que soient leur échelon, votre goût pour la curiosité et vous êtes prompte à créer les conditions pour que chacun fasse croître ses propres connaissances. 👉 Si vous avez besoin de progresser? Investissez dans la formation, l’apprentissage, les techniques cognitives, etc. Les leaders qui le font pour eux-mêmes instaurent naturellement une culture pour que les collaborateurs ne s’endorment pas sur les modèles établis et progressent sans cesse dans leur vision et leurs compétences. Apprendre est toujours un pari sur l’avenir dans leur esprit.

Gestion de l'incertitude

6. VOUS REDOUBLEZ D’INSPIRATION POUR LES AUTRES

💥 Pourquoi ? Vous vous êtes vite aperçu que le cerveau retient mieux les histoires, les contes et les allégories que les faits et les chiffres. Le rôle d’un leader n’est pas seulement de dire quels sont les objectifs. C’est aussi d’inspirer les différents acteurs, en donnant un sens aux objectifs, aux efforts et à l’endurance que nécessite toute ambition. Chacun trouve alors un écho en rapport avec sa propre motivation. Vous savez que les collaborateurs, les clients, les acteurs du changement… choisissent de s’engager avec leur cœur avant tout. L’émotion compte au moins pour 75% dans le processus d’engagement de chacun. Les chiffres et les faits vous servent essentiellement à justifier les décisions. 👉 Si vous avez besoin de progresser ? Aujourd’hui plus que jamais, il existe des méthodes et des techniques (vidéos, réseaux sociaux, mooc, coaching, etc.) qui permettent de rassembler et mobiliser autour de causes communes. Apprendre à les utiliser est presque un devoir de leader, pour faire résonner les messages clés de l’entreprise auprès de tous les interlocuteurs, sans frontière interne ou externe.

😮 * Ce à quoi fait référence le terme incertitude dans cet article, est l’apparition de nouvelles ou d’événements imprévus, à l’échelle mondiale et sur le lieu de travail, qui rendent impossible de reproduire des processus établis ou des prévisions d’avenir.

Isabelle Cham Conseil

soutient le développement des dirigeants, des équipes et des organisations à travers la prospective, la mobilisation du leadership, la gestion du changement et la communication d’impact. Retrouvez toute l’information sur le site.

A la rencontre de Daïna Herpe, spécialiste de la gestion du changement

A la rencontre de Daïna Herpe, spécialiste de la gestion du changement

Entretien avec Daïna Herpe

Spécialiste de la conduite du changement et de la relation client.

Daïna Herpe a mené toute sa carrière auprès d’entreprises internationales, à la tête d’équipes en charge du changement dans des organisations complexes. Aujourd’hui en milieu de carrière, elle allie sa solide culture de la diversité à son expérience pour s’ouvrir à de nouvelles voies : la formation et la solidarité. Cela lui procurent autant d’ouvertures personnelles que d’occasions d’exercer sa valeur cardinale : la gentillesse. Portrait d’une femme de son temps, énergique, sensible, volontaire, qui a fait du changement son atout majeur et qui souhaite transmettre aux jeunes générations ce goût pour la remise en question et l’innovation.

 » Le plus beau métier d’Homme est le métier d’unir les Hommes. « 

Que signifie le changement pour vous Daïna ?

Un état d’esprit avant tout, qui permet de cultiver l’amélioration continue, d’être aligné avec son temps et de s’adapter tel un caméléon.

Mais c’est aussi réfléchir en dehors de la pensée prêt-à -porter, en exerçant son esprit critique, ô combien important de nos jours.

C’est aussi éviter d’être pris dans ses certitudes, ses convictions inébranlables ou de rester dans sa zone de confort.

Cela permet dans tous les cas, à titre personnel ou professionnel, de challenger les modèles en vigueur, d’observer, d’anticiper et d’innover.

Le plus important étant d’être en permanence curieux, de savoir prendre des risques et si possible de co-construire au maximum à plusieurs.

Quelle est votre plus grande force professionnelle ?

La bienveillance.

J’aime avant tout les gens : c’est nécessaire dans mon métier !

Quel est votre plus grand défi aujourd’hui ?

Atteindre la cinquantaine … ce qui signifie à mes yeux : avoir maintenant la responsabilité de transmettre, de partager et faire grandir les autres autour de moi.

C’est aussi celui de trouver un équilibre professionnel et personnel après de longues années d’investissement personnel dans mon métier.

C’est aussi de continuer à innover, d’apprendre et de m’ouvrir à de nouveaux horizons.

Quelles expériences vous ont le plus apporté ?

portrait Daina Herpe

 

  • Bapaume : centre pénitentiaire
     Notre objectif était de proposer à des détenus de pouvoir gérer des demandes de renseignements téléphoniques pour aider à leur insertion.
  • Madagascar et Bénin pour des études d’implémentation
    Le choc culturel, le contact avec la population, le dépaysement, la découverte de territoires si riches ont été des moments de partage très riches en apprentissage et en ouverture
  • Nos quartiers ont du talent
    Lors de mon expérience chez Siemens afin d’aider les jeunes diplômés issus du 93 à trouver leur premier emploi.

Quelles sont les questions que vous poseriez à une personne en quête de sens ?

Comment les autres se sentent-ils grâce à toi ?

… mais aussi, « qu’as-tu construit ? »  et « qu’as-tu transmis ? ».

A une personne qui serait en phase de prendre une décision importante pour l’avenir de son métier, je lui dirais tout particulièrement :

« Garde ton bon sens ! ».

L’important dans ces moments là est de faire ce qui est juste et bien, et non ce qui « fait seulement plaisir ».

C’est important de rester aligné avec ses valeurs, de faire preuve de bienveillance et d’agir avec les autres comme si on agissait pour soi-même.

La citation que je transmets le plus autour de moi est la suivante :

« Le plus grand bien que nous faisons aux autres, n’est pas de leur communiquer notre richesse mais de leur révéler la leur « , de Louis Lavelle.

Et à  l’intention de mes enfants, j’ai affiché dans leur chambre la citation de René Char  :

 » Il y a deux conduites avec la vie : soit on la rêve, soit on l’accomplit. « 

Je crois que tout jeune ou débutant a besoin d’entendre qu’il faut se faire avant tout confiance, faire ses preuves, agir avec instinct et bon sens, là encore. Il faut absolument faire ses propres expériences et accepter l’idée que l’échec est inévitable et conduit à grandir.

Quelle habitude singulière avez-vous pour cheminer dans la vie ?

Je me demande toujours ce qu’un Egyptien, un Marocain ou un Malgache aurait fait à ma place !

Se mettre à la place de l’autre est toujours important, surtout dans un contexte international et multiculturel. Ce n’est pas seulement de l’empathie, c’est avant tout de l’acculturation !

Qu’est-ce qui vous a toujours le plus motivé ?

Je reprendrais juste l’affirmation de Saint Exupéry : « Le plus beau métier d’Homme est le métier d’unir les hommes ».

Isabelle Cham Conseil

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